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La Verveine – « Verbena Officinalis »

Verveine fleurie - Verbena Officinalis

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Nom latin : Verbena officinalis
Famille : Verbénacées
Noms vernaculaires : Herbe sacrée – Herbe de sang – Herbe aux sorciers – Herbe à tous les maux. Herbe de Vénus…

La verveine est une plante herbacée vivace de 30 à 80 cm de hauteur, à mince tige quadrangulaire dressée et creusée d’un sillon longitudinal sur deux faces opposées, avec des rameaux grêles écartés de la tige. Les feuilles, inférieures et opposées deux par deux, sont pennatisséquées à lobes inégaux. Les fleurs, de couleur mauve pâle, sont toutes petites, en épi grêle allongé le long des rameaux, avec un calice pubescent à 5 dents, une corolle en tube à 5 lobes arrondis inégaux et 4 étamines incluses . Les fruits sont des capsules à quatre graines.

 

Elle pousse en Europe dans les lieux incultes et les prés sablonneux, en lisière des forêts, sur les talus, au bord des chemins et des fossés, jusqu’à 1.500 mètres d’altitude.

Fleur de verveine  (Verbena Officinalis)

« Ma lyre n’a plus que des chants d’Amour.
Esclaves, posez sur un autel de vert gazon, la verveine… »
Horace

Personne ne pourrait s’imaginer en voyant cette insignifiante petite plante qu’elle ait pu jouer un si grand rôle dans les Ages anciens de l’Humanité…

Ses différentes appellations l’auréole déjà de mystère, Herbe aux sorciers, Herbe de Vénus…. litanie de pouvoirs « extravagants » dont les Egyptiens, les Perses, les Grecs, les Romains, les Celtes l’ont accréditée.

Son image gravée sur les sarcophages accompagnait les Morts dans leur dernier voyage, un viatique indispensable.

 

Plant de verveine non fleuri (Verbena Officinalis)

« Nos » Romains l’avaient dédiée à Vénus, la croyant propre à susciter, à ranimer les feux de l’Amour.

Dans les fêtes et les banquets, ils se couronnaient de ses fleurs odorantes et l’offraient en guise de porte-bonheur aux fêtes du Nouvel An.

Les Druides avant le sacrifice au Dieu Esus, lavaient les autels avec l’infusion de fleurs de verveine, que les druidesses avaient coupées cérémonieusement sous les rayons de la lune avec une faucille d’or (tout comme le gui).

Plus tard, dans toute l’Europe -France, Espagne, Belgique, Autriche, Allemagne, Angleterre et Italie- la verveine était cueillie la veille de la « Saint-Jean ».

Elle avait tous pouvoirs, ceux d’écarter la foudre, préserver ou guérir une foule de maladies, repousser mauvais oeil, sorciers et magiciens, évoquer les fées et les êtres surnaturels venant quelquefois en aide aux humains.

En Bohème, les braconniers lavaient leur fusil avec une décoction de verveine et d’armoise (nous parlerons de cette Simple une autre fois) afin que leur tir « illicite » ne manque jamais son but. Bonne recette à exploiter pour les mauvais tireurs qui suivant l’expression populaire « ne tueraient pas une vache dans un couloir ! »

Quant au Moyen-Age, notre « verveine » était appelée « poison du diable » et l’on s’en servait pour asperger l’eau bénite, étrange coutume pour repousser « le Malin » quand il avait réussi le tour de force de s’introduire dans une église, véritable lieu de perdition pour lui…

Selon une autre légende, la « verveine » qui poussait sur le « mont Golgotha » aurait servi à essuyer le sang du « Christ » pendant la crucifixion, et de ce fait pouvait effectivement passer pour une « Herbe sacrée »…

Que ce soit dans l’Antiquité ou au Moyen-Age, son utilisation la plus courante était d’entrer dans la composition des philtres d’Amour, d’ensorcellement et de sortilèges bons et mauvais suivant la demande…

C’est ainsi que venant du fond des Ages, gracieuse, timide, avec ses tiges filiformes supportant de minuscules fleurettes, la verveine a traversé les millénaires. Déchue de tous ses pouvoirs cabalistiques, on ne peut que s’étonner de la destitution qui la réduit aujourd’hui au rôle insignifiant d’infusion apaisante.

Au siècle dernier, on la considérait comme la boisson type des vieilles filles desséchées. Sa vertu lénifiante, croyait-on, les consolait de l’absence de ces ardeurs vénériennes qu’elles n’avaient point connues…

Curieux destin pour cette petite plante, dédiée à l’Amour et aux excitations de la chair…

 

 

Iris

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Planche - Verveine - Verbena Officinalis

 

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Ses énergies et saveurs : fraîche, amère.
Son action : contre les fièvres et les infections, calme les nerfs, soulage les maux de tête, excellente pour la femme.
Ses propriétés : antipyrétique, diaphorétique, expectorante, astringente, antispasmodique.

Son profil énergétique :

Cette plante bien connue fut appelée « l’herbe de Vénus » par le célèbre phytothérapeuthe anglais Culppeper (XVII° siècle),qui montrait ainsi son utilité dans nombre de troubles féminins.
Son utilisation régulière donne un teint agréable, favorise les règles harmonieuses, calme les migraines et les états nerveux. Dans les cas de fièvre et de refroidissements, les thérapeutes chinois la prescrivent pour contrôler ces symptômes et chasser l’infection et les crachats des poumons. Ces mêmes thérapeutes l’utilisent pour renouveler le « mauvais sang » de l’abdomen, chasser les gaz et les parasites (vers).

Comment l’utiliser :

Voici la façon dont les herboristes chinois préparent l’infusion de verveine : mettre deux cuillerées à soupe bien pleine de verveine (fleurs et feuilles) dans une tasse d’eau bouillante. On recouvre la tasse d’un couvercle, on laisse l’infusion refroidir complètement. On filtre le contenu de la tasse et on réchauffe le liquide. Prendre quatre tasses préparées ainsi chaque jour. Cette préparation est un excellent remède contre les maux de tête et dans tous les cas cités plus haut.

Feuille de verveine (Verbena Officinalis)

La décoction, plus concentrée encore, se prépare avec 25 grammes de plante sèche en moyenne par jour.
On peut aussi trouver des gellules que l’on absorbe avec un peu d’eau bouillie.

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Le p’tit coin du sorcier : la verveine peut aussi se rencontrer dans les grimoires sous le nom d’herbe de Ste Marie ou encore d’herbe de l’enchanteur

 

Verveine séchée (Verbena Officinalis)

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Kegineryann

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